Le 14 octobre 2025, Windows 10 a cessé de recevoir des mises à jour gratuites de Microsoft. Si votre PME tourne encore sur des PC Windows 10 aujourd'hui, ces postes ne reçoivent plus aucun correctif de sécurité — sauf si vous avez explicitement souscrit au programme ESU (Extended Security Updates).
Ce n'est pas un sujet théorique qui concerne "un jour, peut-être". C'est déjà le cas, depuis plusieurs mois. Une faille découverte demain sur Windows 10 ne sera jamais corrigée sur un poste non couvert. C'est une porte qui reste ouverte, indéfiniment.
Ce qui a changé depuis octobre 2025
Concrètement, rien ne s'est arrêté de fonctionner. Les PC sous Windows 10 démarrent, les applications tournent, personne n'a reçu de message d'alerte bloquant. C'est justement ce qui rend le sujet trompeur : l'absence de symptôme visible donne l'impression que rien de grave ne s'est passé.
Ce qui a réellement changé, c'est que Microsoft ne publie plus de correctifs pour les failles découvertes sur Windows 10 (hors ESU). Chaque nouvelle vulnérabilité identifiée par la communauté de sécurité reste exploitable indéfiniment sur ces postes. Et les attaquants surveillent activement les systèmes en fin de vie, précisément parce qu'ils savent qu'ils resteront vulnérables.
Le programme ESU : une rustine, pas une solution durable
Microsoft propose un programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU) pour faire tampon. Pour les particuliers, la première année est accessible à prix réduit (voire gratuitement sous conditions), mais elle s'arrête au 13 octobre 2026 — dans quelques semaines.
Pour les entreprises, le programme ESU est payant dès la première année : environ 61 $ par appareil, un montant qui double chaque année suivante (122 $, puis 244 $), sur trois ans maximum. Les organisations qui gèrent déjà leur parc via Intune ou Windows Autopatch bénéficient d'une réduction d'environ 25 %.
Autrement dit : plus vous attendez, plus l'ESU coûte cher, et ce n'est de toute façon qu'un sursis. Le vrai sujet n'est pas "combien de temps peut-on encore payer pour rester sur Windows 10", c'est "quand est-ce qu'on migre".
Le vrai sujet : vos PC peuvent-ils passer à Windows 11 ?
C'est là que ça se complique pour beaucoup de PME. Windows 11 impose des prérequis matériels stricts — puce de sécurité TPM 2.0, Secure Boot, processeur d'une génération récente. Un PC acheté avant 2019-2020 est très souvent tout simplement incompatible, quelle que soit sa puissance par ailleurs.
Ça veut dire que pour une partie du parc, la mise à niveau n'est pas une simple mise à jour logicielle gratuite un soir. C'est un remplacement de matériel. Et découvrir ça poste par poste, en urgence, au moment où un correctif de sécurité manque cruellement, n'est jamais la meilleure façon de gérer ce genre de transition.
Ce que Cynera met en place pour gérer cette transition
Le point de départ, c'est toujours le même : savoir précisément ce qu'on a. L'audit identifie poste par poste ceux qui peuvent migrer vers Windows 11 directement, ceux qui nécessitent un remplacement, et priorise en fonction de l'exposition réelle (postes connectés à distance, accès à des données sensibles, ancienneté du matériel).
La migration se fait ensuite par vagues, en dehors des pics d'activité, avec le même principe que pour tout déploiement Cynera : le collaborateur récupère un poste déjà configuré, ses données et ses accès repris, sans avoir à gérer lui-même la transition. Pour les machines à remplacer, Cynera s'occupe de l'approvisionnement et de la configuration en amont — le nouveau poste arrive prêt à l'emploi.
Si vous ne savez pas aujourd'hui combien de postes de votre parc tournent encore sous Windows 10, ni lesquels sont compatibles Windows 11, l'audit gratuit qu'on propose en deux jours répond à cette question précisément — avant que le sujet ne devienne urgent.